jeudi 21 septembre 2017

Suite 2 - Diorama : le 28ème chasseurs en Italie 1811



Des rosiers sont également plantés dans le jardin. Ils sont exclusivement roses, jaunes et blancs, l’église étant dédiée à la vierge Marie dont une statue est présente dans le cœur de l’église, et une autre dans le cimetière entourée justement de rosiers. Aucune rose rouge n’est plantée dans ce jardin car elle symbolise le martyr du Christ.







Des pommiers sont présents également dans le jardin, néanmoins séparés du potager. Le Capitulaire de Villis liste 16 arbres devant être présents en plusieurs exemplaires dans un jardin, mais le pommier a été privilégié. En effet au Moyen Âge, le cimetière partageait le même sol que le verger. Contrairement au potager, le sol pouvait être herbeux, symbolisant ainsi la félicité, tandis que les arbres alignés symbolisaient la résurrection. Depuis le Moyen Âge le cimetière a bien grandit et a été déplacé de l’autre côté de l’église. 


Le domaine des vivants, symbolisé par le jardin et ses légumes pourvoyeurs de vie, est donc désormais séparé du domaine des morts. Vous noterez d’ailleurs que la liaison entre ces deux mondes s’effectue soit par l’entrée de l’église, soit par le vignoble. Le salut passe vraisemblablement par divers chemins !!

Le curé de la paroisse, alerté par ses ouailles vient constater par lui-même que son église a été réquisitionnée. Il est accompagné de sa plus fidèle paroissienne, effondrée devant l’état de son église. L’enfant qui pleure dans ses jupons est, dit-on, le portrait craché de son père et a, paraît-il le nez, les yeux et les cheveux du curé…






Lorsque les hommes et les chevaux seront reposés, que les estomacs seront remplis et les besaces également, les conscrits reprendront la route d’Orléans. Il leur restera environ 800 kilomètres à parcourir…

mercredi 20 septembre 2017

Suite - Diorama : le 28ème chasseurs en Italie 1811

Allez, on continue !!



Le jardin est organisé tel un jardin de curé classique c’est-à-dire qu’il ne distingue pas la culture des fleurs de celle des légumes. Il a pour fonction de satisfaire à la subsistance du curé de la paroisse tout au long de l’année et de lui fournir les plantes médicinales qui l’aideront là où son supérieur n’aura rien pu faire. 
Il est organisé en 4 carrés plus ou moins réguliers et dispose en son centre d’un puits.
Le curé a planté, outre ses plants pour veiller à sa nourriture terrestre, une vigne à l’arrière de l’église, pas trop en vue de ses ouailles, afin de réaliser lui-même son vin de messe.

Les plantes présentes au jardin respectent les grandes lignes du Capitulaire de Villis. 
Dans cet acte daté de l’an 812, Charlemagne précise la liste des plantes devant se trouver dans un jardin royal. A ce titre, le jardin est planté de choux, de courges, de pois, de poireaux, etc... 
On y trouve également des pommes de terre réellement cultivées en Europe depuis le 17ème siècle.










 


 

mardi 19 septembre 2017

Diorama : le 28ème chasseurs en Italie 1811

Bonjour !!

Mon dernier diorama est enfin terminé !
Enfin, disons que je le considère comme étant terminé parce qu'à un moment il faut dire stop !!
Je rajouterai peut-être un détail ou deux un de ces jours mais là non.

Bon d'abord un peu de lecture.
Ca va être un peu long mais c'est essentiel pour poser le contexte et l'ambiance.
On se revoit après pour les photos !



"Le 28ème régiment de chasseurs à cheval a son bataillon de dépôt installé à Orléans depuis le 11 avril 1809. Ce bataillon est commandé par un major et 12 officiers.
Le 28ème est composé de soldats originaires du nord de l’Italie, principalement des départements de la Méditerranée, de Trasimène, de l’Ombrone, de Rome et de l’Arno.
Le 10 juin 1809, le caporal Maberini de la compagnie de réserve du département des Apenins arrive à Orléans accompagné de conscrits pour le bataillon de dépôt du 28ème régiment.
En ce mois de juillet 1811, il accompagne de nouveaux conscrits italiens du 28ème vers Orléans.
En chemin, la troupe fait une halte dans un petit village. Un petit groupe du 113ème régiment d’infanterie de ligne, en route depuis son bataillon de dépôt à Orléans vers le du nord de l’Italie (les départements de l’Arno, du Taro, de la Méditerranée, du Tibre, de l’Ombrone, et de Rome composent sa zone de recrutement) ont investi l’église du village. En effet, aucun billet de logement ne leur a été  distribué lorsqu’ils sont arrivés le matin même et le sergent menant la troupe a décidé de réquisitionner l’église, désormais bien national, pour y loger ses conscrits.  Entendant que l’on parle italien dans l’église, le caporal menant les cavaliers se joint aux fantassins.

L’église est donc investie pour soigner les chevaux et la paille prise dans les granges alentours est vite répartie sur le sol. Les premiers chevaux sont déjà installés et pansés.
Aux alentours de l’édifice, la vie quotidienne s’organise et le jardin du curé est très vite pris d’assaut pour réconforter les estomacs."

Bon !
Vous avez tout lu ? Parfait parce qu'à chaque salve de photos j'en rajouterai un peu !!!
Donc on commence !!








 


jeudi 17 août 2017

Eglise Italeri, une autre suite

Une église c'est bien.
Si, selon ce que vous voulez en faire, c'est bien...
Et quand vous êtes de passage à cheval, que vous êtes crevé, que vous avez faim et qu'en plus la porte est ouverte, ben...